Rue Lamothe-Langon

Étienne-Léon de Lamothe-Langon,
Romancier
1786-1864

Lamothe-Langon-etienne-Leon-deÉtienne-Léon de Lamothe-Langon, né le à Montpellier et mort le à Paris, est un romancier français.

BIOGRAPHIE

Descendant d’une ancienne famille du Languedoc, il est d’abord connu sous le nom de Lamothe-Houdancourt, puis sous celui d’Étienne-Léon, baron de Lamothe-Langon. Jusqu’en 1806, il vit à Toulouse où il avait rencontré quelques succès au Gymnase littéraire. Il a, à cette date, déjà composé quatre tragédies, six comédies, un vaudeville, un drame, trois nouvelles et deux romans. Il quitte alors sa ville pour Paris.

Il devient auditeur de 1re classe au Conseil d’État impérial en 1809 sous Napoléon Ier. Il est nommé sous-prefet de Toulouse le 11 juillet 1811. Il est ensuite appelé en Italie pour devenir sous-préfet de Livourne le 13 décembre 1813 où il participe avec la troupe aux combats de Viareggio. Cela lui valut le titre de baron de l’Empire. Pendant les Cent-Jours il est préfet de Carcassonne.

La Restauration le voit sous-préfet de Saint-Pons, mais il va perdre son emploi et avoir des revers de fortune qui l’ont obligé à revenir à Toulouse et à se mettre à écrire pour gagner sa vie. Le 12 février 1821, à la réception deMgr de Clermont-Tonnerre, il lit le poème Constantin, ou le triomphe de la religion chrétienne. En 1822, il présente à ses confrères de l’Académie Quelques réflexions sur les poésies de Clémence Isaure. Il prend aussi une part importante à la rédaction des Biographies toulousaines dans laquelle on peut trouver des éléments sur sa famille, depuis Gaillard de Lamothe, neveu du pape Clément V et cardinal, jusqu’à son père, conseiller au parlement de Toulouse, guillotiné le 6 juillet 1794.

Il a été jusqu’à ses vingt ans un poète connu pour ses poèmes historiques et patriotiques, puis a eu une carrière administrative, il est devenu à partir de 1824 un auteur prolifique, un graphomane, avec de nombreux noms d’emprunts, qui a traité des sujets très variés dans le genre médiéval et gothique, des mémoires qui se sont avérés être des faux2.

En 1824, il écrit avec un certain succès M. le Préfet, puis peu après les biographies des préfets du royaume. Au total, il a écrit soixante cinq romans, seize mémoires et l’ Histoire de l’inquisition qui n’est pas moins fausse que le reste. Dans son livre Romanciers et viveurs du xix siècle, publié en 1904, Philibert Audebrand écrit qu’il a rencontré Lamothe-Langon et que celui-ci lui a montré la liste de ses 150 volumes parmi lesquels des Mémoires de vingt morts illustres qu’il a tiré de leurs sépulcres pour leur raconter leurs vies dont le public crédule a dévoré la prose3.

Il a été mainteneur de l’Académie des Jeux floraux en 1813 où il est admis le 29 août et membre de l’Académie des Sciences de Toulouse. Le dernier texte qu’il y présente est le poème Merveilles de la Création, le 11 mai 1838.

En 1844, il se retire à Paris où il vécut pendant vingt ans. Il repose aujourd’hui au cimetière de Limeil-Brévannes.

Histoire de l’Inquisition en France

Cette Histoire de l’Inquisition en France a été écrite en 1829 qu’il a présenté comme écrite sur la base de documents jamais exploités retrouvés dans les archives ecclésiastiques du diocèse de Toulouse grâce à une permission spéciale de l’évêque Antoine Pascal Hyacinthe Sermet.

Grâce aux études faites dans les années 1970, ce livre est aujourd’hui considéré comme une grande falsification de l’Histoire car les archives n’ont jamais existé. Il a trompé certains historiens de métiers comme l’AllemandJoseph Hansen qui a repris ces récits dans son livre sur la sorcellerie au Moyen Âge.

Mais dans ce livre, qui est une falsification de l’Histoire, il a inventé des documents donnant des origines plus anciennes que réelles au mot « sabbat 4» dans le sens qu’il avait pris en français depuis longtemps : « réunion rituelle de sorciers ».

(article lu74fois)