Rue Painlevé

PAUL PAINLEVE
Mathématicien et homme politique

1863 – 1933

 Le pèrPaul_Painlevé_1923e de Paul Painlevé  suit la carrière du grand-père dans l’imprimerie à Paris en devenant dessinateur lithographe. Il ouvre au début des années 1870 une fabrique d’encre d’imprimerie à Malakoff. La famille de Paul Painlevé, faisant partie de la classe moyenne montante, est assez instruite, progressiste et bénéficie d’une certaine aisance financière.

FORMATION

Paul Painlevé fait ses études primaires à l’école communale de la rue du Four à Paris, puis ses études secondaires tout d’abord au lycée Saint-Louis (de la cinquième en 1874 à la troisième en 1877) et au lycée Louis-le-Grand (de la seconde en 1877 à la classe de mathématiques spéciales en 1883)1. Il obtient le baccalauréat ès lettres en 1880 et le baccalauréat ès sciences en 1881. Il fait ensuite de 1883 à 1886 des études supérieures scientifiques à l’École normale supérieure, où il suit les conférences de Jean-Claude Bouquet (calcul différentiel et intégral et géométrie descriptive), Émile Picard (mécanique) et Jules Tannery, et à la faculté des sciences de Paris, où il suit les cours de calcul différentiel et intégral de Jean-Claude Bouquet à nouveau, ceux de mécanique rationnelle de Paul Appell et obtient les licences ès sciences mathématiques et ès sciences physiques en 18851. Durant ses études, il se lie d’amitié avec le physicien Paul Janet.

CARRIERE ACADEMIQUE

Lauréat du concours d’agrégation de mathématiques en 1886, il n’enseignera cependant jamais en lycée. Afin de préparer une thèse de doctorat, il est envoyé par Émile Picard, en août de la même année, en mission en Allemagne à l’Université de Göttingen où il suit les cours d’Hermann Amandus Schwarz et de Felix Klein. Il obtient en juin 1887 le doctorat ès sciences mathématiques devant la faculté des sciences de Paris puis est nommé, le 28 juillet 1887, chargé de cours de mécanique rationnelle et appliquée à la faculté des sciences de Lille, ceci à l’âge de 23 ans. En 1890, il reçoit le grand prix de mathématiques de l’Académie des sciences. Deux ans plus tard, le 30 juillet 1892, il est nommé maître de conférences à la faculté des science de Paris pour deux enseignements : celui de l’analyse en classe de licence, et celui de la mécanique pour la préparation à l’agrégation de mathématiques. Il obtient le titre de professeur adjoint en 1895 et est chargé d’un cours complémentaire de mathématiques. De septembre à décembre 1895, il donne des cours à l’université de Stockholm dans le cadre d’une chaire annuelle fondée par le roi de Suède. En 1896, il devient répétiteur d’analyse à l’École polytechnique.L’année 1896-97, il est également suppléant de Maurice Lévy au Collège de France à la chaire de mécanique analytique et mécanique céleste. En 1897, Painlevé succède à Édouard Goursat comme maître de conférences de calcul différentiel et intégral et géométrie descriptive à l’École normale supérieure. En 1896, il devient aussi examinateur du concours d’entrée à l’École polytechnique[réf. nécessaire]. En 1900, il est élu membre de l’Académie des sciences. En 1903, il devient titulaire de la nouvelle chaire de mathématiques générales de la faculté des sciences de l’université de Paris, chaire dédiée au certificat d’études supérieures préparatoires. En 1905, il devient également professeur de mécanique rationnelle et des machines à l’École polytechnique. En 1907, il devient président du conseil de perfectionnement du Conservatoire national des arts et métiers, président du comité technique du Laboratoire national d’essais et membre du conseil de l’Observatoire de Paris. Durant l’année 1907-1908, il échange à la faculté son cours avec celui de mécanique rationnelle de Paul Appell. En 1909, il devient également le premier professeur de mécanique de l’aviation à l’École supérieure d’aéronautique. À partir de 1910, et ce jusqu’à sa mort, il est suppléé pour ses enseignements à la faculté en raison de son mandat parlementaire et de ses fonctions gouvernementales. Il continue cependant sa carrière académique en devenant titulaire de la chaire de mécanique rationnelle en octobre 1912, puis de celle de mécanique analytique et de mécanique céleste le 19 mai 1920. En 1919, il devient président du conseil d’administration du Conservatoire national des arts et métiers. Il est également chargé le 17 décembre 1923 du cours de mécanique des fluides et applications, créé grâce à une subvention du sous-secrétariat d’État à l’aéronautique.

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